La confusion est totale à l’Assemblée provinciale de la Tshopo. Pendant la plénière qui devrait examiner la motion de censure contre le Gouvernement de la Province de la Tshopo ce jeudi à l’organe délibérant  Provincial, sur les 28 votants, 13 se sont exprimés POUR et 10 CONTRE. Selon le règlement d’ordre intérieur de cette institution la majorité absolue serait le 14 + 1.

Explication : Seuls sont recensés votes favorables à la motion de censure ou de défiance qui ne peut être adoptée qu’à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée Provinciale. La loi ou les règlements des Assemblées ne parlent pas de la majorité des votants mais précisent bien que le vote favorable à la motion doit atteindre la majorité absolue. Pour le cas de la Tshopo qui a une Assemblée de 28 membres, la majorité absolue est la moitié plus un, soit 15 votes. Le vote favorable devait équivaloir à 15 pour que la motion soit adoptée. Avoir obtenu 13 voix signifie que l’Assemblée provinciale de la Tshopo a rejeté la motion de censure contre la Gouverneur et son gouvernement. 

Malheureusement pour le même fait le Président de l’organe délibérant fait quatre déclarations contradictoires semant  ainsi la confusion totale dans l’esprit de la population ; Tous les regards sont désormais tournés vers les instances judiciaires compétentes pour départager les deux institutions. Dans entre-temps la Province est dans un flou total

La plénière qui a examiné la motion de censure contre le Gouvernement Provincial de la Tshopo s’est clôturé dans la confusion totale. Une confusion entretenue par celui qui est sensé maîtriser les lois et le règlement d’ordre intérieur qui régissent l’Assemblée Provinciale, son Président au point de créer une situation confuse dans la ville de Kisangani. Inversons les étapes commençons par la dernière confusion devant la presse

Un peu plus tôt pendant la plénière

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A l’extérieur un journaliste pose la question si ce ne pas une confusion qu’il sème, qui alimente le débat à Kisangani.

Quatre déclarations contradictoires pour le même fait :

  1. La première, le Gouvernement est démissionnaire,
  2. La deuxième, allons au deuxième tour, 
  3. La troisième le Gouvernement reste en place en évoquant quelque dispositions des lois, et cloture la plénière.
  4. Plusieurs heures après la plénière, devant la presse : le Gouvernement tombe.

A ce stade, tous les regards sont tournés vers les instances judiciaires compétentes pour départager les deux institutions

Jérôme BOGENDA et le NTIC du PROGOU